L'histoire de l'arc primifif en Amérique du Nord

Couteau avec lame de silex- Photo
G.R. |
L'âge de la pierre
A l'arrivée de Christophe Colomb en 1492, la plupart des tribus indiennes vivaient encore à l'âge de la pierre taillée soit une époque équivalente au Paléolithique supérieur de Europe (-35 000 à -12 000 ans.)
A cette époque,
les Indiens se servaient du silex et de l'obsidienne pour confectionner des
pointes de flèche, des lames de couteau, des haches et des outils. |
L'apparition des premiers arcs en Amérique du Nord
On identifie souvent les Indiens par
l'arc et avec raison puisque arcs et flches étaient leurs armes de prédilection
avant l'introduction des armes à feu. Ce n'était cependant pas toujours le
cas puisque l'arc fit une apparition relativement récente en Amérique du
Nord. On pense que l'arc venait probablement de l'Eurasie. Des fouilles archéologiques
qui ont mis à jour des pointes de flèches indiqueraient que l'arc fut importé par
des tribus nomades venues de Sibérie il y a environ 3000 ans. L'utilisation
de l'arc s'est ensuite progressivement répandue à travers tout le continent (Photo: Arc et flèches Kiowa).
Les recherches tentent à démontrer que l'arc fut utilisé par les indiens
dans les plaines il y a 700 ans seulement. Avant l'introduction de l'arc,
ces indiens utilisaient, tout comme l'homme de Cro-magnon en France, le javelot
et l'atlatl (le propulseur). |
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Pointes en silex - G.R. |
Pointes de flèches en silex
L'expérience nous a montré qu'un tailleur
habile pouvait fabriquer des lames extrêmement coupantes. En fait, les tranchants
de silex et de l'obsidienne peuvent se réduire à l'épaisseur de quelques
molécules, bien moins que la lame du meilleur rasoir moderne. La pierre taillée
a cependant deux grands désavantages par rapport au fer. Le silex et l'obsidienne
sont des matériaux
fragiles qui peuvent être brisées facilement. Un suffit d'un coup sur le
plat d'une lame en silex pour la briser en deux. Quant aux tranchants, ils
sont encore plus fragiles, ils ne résistent pas aux chocs et s'émoussent
très vite.
Pour réutiliser une flèche munie d'une pointe en silex, il fallait tout d'abord
retoucher la pointe car une fois la flèche tirée, celle-ci était généralement émoussée
ou brisée. Les chasseurs amérindiens devaient donc prendre grand soin de leurs
flèches et surtout protéger les pointes pour éviter qu'elles ne se cassent.
Ayant
chassé avec des flèches primitives et des pointes de silex, j'ai
vite appris que le seul moyen de préserver le tranchant des flèches était d'envelopper
chaque pointe dans un petit morceau de cuir. Je ne serais donc pas surpris de
découvrir que le chasseur de l'âge de pierre faisait la même chose. "Many
Bears"
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Des lances avec des pointes durcies au feu!
Il existe bien des idées reçues
sur les armes primitives et sur leurs utilisations. Le fait est que le meilleur
moyen de connaître l'efficacité de ces armes est tout simplement de les essayer.
A ce sujet, il existe une idée très répandue sur l'utilisation de lances
ou de javelots dont les pointes étaient durcies au feu pour chasser le grand
gibier. Il est cependant plus probable que les hommes primitifs utilisaient
de telles armes seulement pour chasser le petit gibier et pour se défendre.
Les essais sur le terrain ont démontré qu'une lance avec une pointe en bois
durcie au feu n'a pas la force de pénétration pour traverser le cuir épais
du grand gibier comme le bison, le wapiti ou le cerf.
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Celle-ci rebondie sur
la peau de l'animal, même
lorsqu'elle est utilisée avec un propulseur. Il est plus probable que les
hommes des temps anciens utilisaient les épieux à la pointe durcie au feu
pour empaler le grand gibier dans des fosses ou sur des barrières. Cette façon
de procéder fut d'ailleurs utilisée à la guerre jusqu'au
Moyen Age. Ellee fut aussi utilisée par les indiens Blackfoot au Canada. Pour
qu'une arme de jet puisse transpercer le cuir épais d'un bison ou d'un wapiti,
il fallait que celle-ci soit munie d'une pointe dure et coupante. De telles
pointes
peuvent être
façonnées
dans de l'os, de la corne, voir dans
l'ivoire. La pointe la plus tranchante étant bien entendue celle
d'une pierre taillée.

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© Assiniboine Tipis 2005 |