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La chasse est inscrite dans les gènes*
de l'homme depuis le tout début, c'est à dire depuis qu'il s'est redressé et
qu'il s'est mis à marcher sur ses 2 jambes. Des études récentes ont par ailleurs
montré que les personnes appartenant au groupe sanguin O (O comme origine)
qui est le type le plus ancien de Homo Sapiens ont une meilleure aptitude à digérer
les viandes. Ce gène de la chasse
-- l'homme
est classé comme étant un super-prédateur -- fut l'un des plus puissants
moteurs du développement de l'humanité avant même le feu (790,000 ans), le
langage et bien avant l'écriture (3,300 avant JC). Après avoir survécu
tant bien que mal par la cueillette et la chasse occasionnelle du petit gibier
tout en disputant les charognes aux autres prédateurs, les premiers hommes
commencèrent à chercher un meilleur moyen de survivre, c'est à dire essentiellement
de trouver de la nourriture. |
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En fait, l'homme primitif était plutôt faible
comparé aux
grands animaux, il fut contraint de trouver des moyens d'abattre
un gibier aussi gros que le bison, le renne et le mammouth.
Ces premiers
hommes s'organisèrent
alors pour pousser les grands animaux vers des enclos ou pour
les faire tomber dans des ravins afin de pouvoir les achever plus facilement
par la
suite. Ils utilisaient des éclats
de pierre ramassés par terre pour découper le gibier. Plus tard, ils découvrirent
qu'ils pouvaient provoquer ce genre d'éclats
en frappants deux pierres l'une contre l'autre et obtenir ainsi des morceaux
aux arrêtes beaucoup plus tranchantes, c'était il il y a 3 millions d'années. |
| A force d'essayer,
cet homme primitif comprit comment s'y prendre pour obtenir des éclats à sa
convenance, des petites pointes tranchantes, des éclats plus grands aussi
(Âge de la pierre taillée), l'homme primitif parvint enfin à tailler
les premières pointes
pour ses sagaies ! La grande aventure humaine pouvait commencer.**
Développer de meilleures armes de chasse ne fut qu'un premier pas. Sa situation
restait malgré tout précaire. Le gibier pouvait se faire rare, il pouvait même
disparaître complètement pendant un certain temps***. Sans omettre des dangers
qui guettaient les chasseurs qui risquaient de se blesser et d'être tués lors
de ces chasses. |
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Il
y avait aussi de dangereux prédateurs comme les ourss, les
loups qui chassaient en meute et les lions des montagnes qui n'hésitaient
pas à s'en prendre aux hommes. Pour conjurer le mauvais
sort et tenter de mettre quelques chances - même imaginaires -
de leur coté, l' homme se mit alors à prier, à chanter
et à danser. Il se mit aussi à peindre des représentations
de ces animaux pour les apaiser, c'était il y a 35,000 ans.
Puis il inventa toutes sortes de rituels -toujours dans un même
but- mettre le plus de chances de son coté afin de survivre! Et
puis il y avait les autres, les ennemis, car il fallait aussi défendre
son territoire de chasse, c'était une question de survie.
Les tribus les plus fortes et les mieux armées s'appropriaient
les territoires les plus giboyeux et les rivières les plus poissonneuses,
provoquant ainsi la convoitise des autres tribus qui ne manquaient pas
une occasion d'y faire des incursions et d'organiser des raids
guerriers pour tenter d'en prendre possession. |
* Bien que
cela soit pas politiquement correct et que de toute évidence la viande
pousse maintenant dans les grandes surfaces, l'instinct de chasse est encore
bien présent chez l'homme, même chez ceux qui n'ont jamais vu un animal
sauvage de leur vie. Nous avons fait une petite expérience il y a quelques
années
avec des enfants de 4 et 5 ans avec des résultats étonnants. On leur
a présenté un arc et une flèche. Il
semble que les petits garçons savent instinctivement comment s'en
servir. On n'efface pas facilement des milliers d'années
d'héritage
génétique.
** 30,000 ans ont passé et l'instinct de prédateur est toujours là,
plus
fort
que jamais. C'est lui qui a poussé les Européens à conquérir l'Afrique alors
primitive, puis Amérique et l'Australie. Reste maintenant à conquérir l'univers,
nous savons tous que cela a déjà commencé.
***Sa grande crainte était que les grands troupeaux ne reviennent pas, cela
arrivait parfois avec des conséquences désastreuses
pour ces tribus. |
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