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Le troc de la fourrure avec les indiens Des négociants français établissent les premiers postes de traite au Québec dès le début du XVIIe siècle. L'année suivante, les Hollandais commencent à commercer à leur tour le long du fleuve Hudson dans l'État de New York et en 1614, ils établissent leurs premiers postes de traite à Manhattan. Le commerce de la fourrure allait changer radicalement le mode de vie des Indiens. Grâce aux fourrures et principalement à celles du castor, ils allaient disposer d'une monnaie d'échange pour acquérir outils, armes et d'autres biens importés par les blancs. Des centaines de postes de traite furent construits un peu partout à travers le continent. Ces postes étaient approvisionnés régulièrement avec des marchandises spécialement destinées aux Indiens. Parallèlement aux postes de traite, les coureurs des bois qui s'aventuraient dans les régions les plus reculées du pays pour trapper le castor faisaient eux aussi du troc avec les autochtones.

Parmi les objets les plus recherchés par les Indiens, il y avait les haches ou tomahawks, les couteaux, les pointes de flèches et de lances, les aiguilles, les perles en verre pour la décoration des vêtements, les tissus et couvertures de laine, les marmites, etc. Ces objets allaient considérablement améliorer le mode de vie des autochtones. Par la suite, ils purent aussi obtenir des fusils, de la poudre et des balles ce qui donnait un avantage certain aux tribus qui en possédaient par rapport à leurs ennemis qui n'en avaient pas encore. Pour la petite histoire, un fusil s'échangeait contre sa hauteur en peaux de castors. C'est pour cette raison que les fusils de l'époque étaient de plus en plus longs. Poste de traite de la fourrure au Canada
Poste de traite de de la Hudson Bay Company

Prix des marchandises
Voici quelques exemples des prix pratiqués dans les postes de traite vers les années 1820. La monnaie d'échange étant la peau de castor, toutes les autres peaux d'animaux sauvages avaient une valeur équivalente en castor. Par exemple, 2 peaux de loutre valaient 1 peau de castor.
Pour comparer avec les prix actuels au Canada, un fusil de chasse vaudrait maintenant 35 peaux de castors, 1 gallon de whisky coûte à peu près la même chose qu'en 1820 soit 4 peaux de castor alors que la 500 gr. de tabac vallent maintenant 4 fois plus, soit 4 peaux de castor.
  • 1 bon couteau = 2 à 4 peaux de castor
  • 1 fusil = 20 à 25 peaux de castor
  • 1 livre de poudre = 1 peau de castor
  • 4 livres de plomb pour les balles = 1 peau de castor
  • 1 tomahawk = 1 peau de castor
  • 4 briquets pour faire du feu = 1 peau de castor
  • 1 livre de tabac = 1 peau de castor
  • 1 couverture = 2 à 3 peaux de castor
  • 1 livre de perles = 4 peaux de castor
  • 1 marmite de 4 litres = 18 peaux de castor
  • 1 marmite de 3 litres = 16 peaux de castor
  • 1 marmite de 2 litres = 9 peaux de castor
  • 1 gallon de whisky (4,5 litres) = 4 peaux de castor
  • Tissus = 2 à 4 peaux par verge (environ 90 cm)

  • Objets que les Indiens pouvaient acquérir avec les fourrures
    Ci-dessous quelques objets vendus au poste de la Hudson Bay Company; perles en verres, couteaux, pointes de flèche, pointes de lances, haches, marmites, fusils.

    Assiniboine Tipis
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