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Le castor fut bien involontairement la raison des
premières
expéditions dans les régions forestières du Québec et de l'Ontario, puis dans
tout le reste du Canada et des USA. En effet, la peau du castor était très recherchée
car une fois débarrassée de son épaisse couche de poils, elle était autrefois
transformée en un feutre souple, lustré et durable, idéal pour les populaires
chapeaux à larges bords (voir photo) des XVIIe et XVIIIe siècles. La demande était
alors si forte en Europe que la situation du castor là-bas devint rapidement
critique même dans les régions où il abondait habituellement comme la Scandinavie
et la Russie, tandis qu'il avait quasi disparu dans le reste de l'Europe vers
le début du 18ème siècle. Les manufacturiers se tournèrent donc vers l'Amérique
du Nord et plus particulièrement vers le Canada pour y trouver de nouvelles sources
d'approvisionnement. |
| Samuel de Champlain fut l'un des premiers à organiser la traite des fourrures au Québec avec les autochtones, il fut suivit dans sa démarche par Radisson et des Grosseillers. Jusqu'à cette époque les Indiens se servaient de la peau de castor pour confectionner leurs vêtements et leurs mocassins. C'est ce nouveau commerce avec les Indiens qui a provoqué l'exploration et de la colonisation du nouveau monde, il fut aussi à l'origine de la création de la plus ancienne compagnie du Canada : la Compagnie de la Baie d'Hudson (encore en activité aujourd'hui)
Ces nouveaux commerçants mirent sur pieds des expéditions vers les régions de plus en plus lointaines du pays, ces expéditions appelées alors brigades rassemblaient parfois des centaines d'hommes : les coureurs des bois ou voyageurs comme on les appelait alors.
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Ces aventuriers comptaient sur leur nombre
pour résister aux indiens et autres dangers qui les attendaient. Ces voyages étaient
extrêmement périlleux. Ainsi la brigade organisée par James Pattie comptait 116
hommes lorsqu'elle quitta Santa Fe au printemps de 1826, 16 hommes seulement
en revinrent l'année suivante. |
| Quant à celle de Antoine Robidoux, elle connut un sort encore plus dramatique puisqu'il y eut seulement 3 survivants sur les 300 hommes qui la composaient. Les commerçants recherchaient 2 types de fourrures, les pelleteries de castor gras qui étaient traitées et portées par les autochtones avant d'être vendues. Les surfaces intérieures de ces peaux étaient grattées et frottées avec de la moelle animale puis elles étaient cousues ensuite pour en faire des manteaux. Les peaux portées pendant plusieurs mois perdaient leurs longs poils de protection dont les racines se détachaient à cause frottement; ces peaux étaient préférées par les pelletiers car plus faciles à transformer. Les secondes – les pelleteries de castor sec - étaient les peaux séchées issues directement de la trappe et de la chasse. Ces peaux demandaient un procédé de peignage particulier pour enlever les poils de protection.
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| Le
castor du Canada aujourd'hui! |
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La situation du castor
nord-américain n'est pas comparable à celle de ses cousins européens. En
effet sa population actuelle est en forte croissance. Par endroit, son
expansion est devenue une véritable nuisance pour
la forêt et les chemins. On peut maintenant voir ses barrages le long des
routes et des autoroutes. La trappe et le déplacement des colonies sont les
seuls moyens de contrôler un peu cette prolifération.
Voir aussi les peaux de castor
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