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Le piégeage au Canada aujourd'hui. Le commerce de la fourrure fut le véritable moteur de développement du Canada*. Bien sur, cette activité est devenue beaucoup plus marginale aujourd'hui, elle représente cependant encore une source de revenues non négligeables pour les trappeurs et amerindiens qui vivent dans des régions éloignées. Pour gérer les ressources fauniques disponibles, chaque espèce à fourrure est - il faut le souligner - fortement réglementée. Toutes les prises sont duement enregistrées. Le nombre de fourrures prélevée annuellement permet ainsi de suivre avec précision les évolutions des espèces soumisent au piégeage. Le piégeage a plusieurs raisons d'être. Tout d'abord, il s'agit d'une ressource naturelle renouvelable. La récolte de la fourrure, puisque c'est bien de cela dont il s'agit, peut être pratiquée quasi indéfiniement puisque celle-ci ne prélève que la partie excédentaire de la faune disponible. En dehors des réglementations, le trappeur dispose aussi de plusieurs moyens pour déterminer s'il peut continuer ou non à piéger une espèce en particulier car il connaît très bien les capacités de sa ligne de trappe. |  Chemin inondé par les castors |
Si une espèce est soumise à une forte pression naturelle comme par exemple la maladie, le mauvais temps ou un taux de reproduction plus faible que la normale, il pourra en diminuer le nombre de prises voir en stopper complètement le piégeage de cette espèce pendant une saison ou plus afin de lui permettre de reconstruire son effectif. Dans l'autre cas, le piégeur pourra augmenter la pression sur une espèce dont la population tout à coup prolifère. En dehors de quelques rongeurs comme le rat musqué et le castor (en très forte expansion au Canada), tous les animaux à fourrures sont des carnivores, et leur nombre a un impact direct sur le reste de la faune*. Les communes et les particuliers voir les parcs font d'ailleurs appel aux trappeurs pour contrôler les populations de castors, de coyotes, de ratons laveurs quand ceux-ci prolifèrent. * Si les perspectives d'avenir sont sombres, ce n'est pas à cause de la trappe mais plutôtà cause des activités humaines et plus particulièrement les effets du réchauffement de la planète. Ces effets sont font déjà sentir sur les grandes forêts du nord dont de larges portions sont maintenant atteintes par de nouvelles parasitoses. ** Des études sur le terrain sur la forte diminution des populations d'antilopes pronghorn --les femelles antilopes ont été équipées d'émetteurs-- ont démontré l'impact que pouvait avoir l'accroissement d'une population de prédateurs comme le coyote. puisque ceux-ci dévoraient près de 8 nouveau-nés sur 10, mettant en danger la survie même de l'antilope. Au Québec, des études similaires ont fait paraître la forte prédation de l' ours noir sur les jeunes élans au printemps.
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